co-entreprendre

Le 7 octobre prochain, 8 coopératives ouvrent leurs portes à l’occasion de la Journée Découverte Entreprises : la  brasserie de la Lesse, la brasserie du Renard, la brasserie Coopérative Liégeoise, ADM Bio, Histoire d’un Grain, Coprosain, Les biens Communaux et Novacitis.

Mais c’est quoi une entreprise coopérative exactement ? C’est avant tout une entreprise commerciale mais c’est aussi et surtout un projet collectif qui fait appel à l’énergie, au financement et à l’intelligence collective de ces coopérateurs. Et chaque mot est important…

 

Une forme d’entrepreneuriat « nouvelle » 

Si le modèle coopératif existe depuis longtemps, les coopératives qui se créent aujourd’hui en Wallonie s’ancrent parfaitement dans une nouvelle réalité économique.

Quelques exemples ? ADM Bio, Coprosain ou la jeune coopérative « Histoire d’un Grain », toutes trois actives dans la filière agroalimentaire. Ces coopératives privilégient le local et les circuits courts. Ce sont aussi des entreprises qui rendent quotidiennement des comptes à leurs coopérateurs, qui exercent un réel contrôle. En effet, dans une coopérative, une part donne un droit de vote lors des assemblées générales et personne ne peut détenir plus de 20% des droits de vote, ce qui permet une gestion démocratique et participative de l’entreprise.

Cette gestion participative prend encore plus de sens avec des projets comme Novacitis ou Les biens Communaux. Deux projets immobiliers liégeois où les initiateurs fédèrent différents acteurs pour réhabiliter des « friches » urbaines et les transformer en lieux de vie et de travail collectif. Chaque coopérateur, chaque partenaire a son mot à dire et s’investit dans un projet collectif. L’intelligence collective est aussi une des caractéristiques du fonctionnement coopératif !

 

Gestion, intelligence, financement & intérêt collectif

Lancer un projet coopératif permet ainsi de mobiliser un collectif dès le début du projet. Ce collectif va permettre de développer le projet mais aussi de le financer via des appels – privés ou publics – à l’épargne. Les coopérateurs convaincus par le projet et disposés à prendre des parts dans celui-ci deviendront aussi les premiers clients, les premiers ambassadeurs/vendeurs de l’entreprise et un levier incroyable auprès des autres investisseurs qui seront rassurés de savoir qu’autant de personnes ont été déjà séduites par le projet.

C’est ainsi que des brasseries coopératives comme celles du Renard, la brasserie coopérative liégeoise ou la Brasserie de la Lesse ont pu se développer. Dans le cas de la Brasserie de la Lesse par exemple, le projet est parti de quatre amis/entrepreneurs et compte aujourd’hui plus de 400 coopérateurs. La Brasserie vient d’investir 1.3 millions  dans une nouvelle installation. Détail significatif : c’est une entreprise qui a toujours vendu toute sa production via le réseau de ses coopérateurs. La force du collectif !

Et dernier argument pour vous convaincre de la modernité du modèle coopératif : l’intérêt collectif prime sur l’intérêt des actionnaires. Pas question de sacrifier ses valeurs ou la qualité du produit pour gagner quelques pourcents de marge en plus. Le collectif veille !

Si vous voulez en savoir plus sur les coopératives, le meilleur moyen reste certainement de leur rendre visite ce 7 octobre et de découvrir avec les coopérateurs les spécificités de ce modèle économique.