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Sondage auprès de 40 coopératives durant la crise COVID-19.

Des études affirment que les coopératives résisteraient mieux aux crises ; c’est ce que constate également W.Alter. Le taux de survie des entreprises de son portefeuille est de 86,4% à 3 ans et 68% à 5 ans contre, respectivement, 69,6% et 58,6% pour les entreprises wallonnes (chiffres Statbel ).

En pleine crise COVID-19, W.Alter, en collaboration avec le Centre d’Economie Sociale (HEC ULiège), a lancé un sondage auprès des entreprises de son portefeuille afin de connaître leur perception de la situation et la manière dont leur entreprise traverse la crise (40 entreprises répondantes, soit 1/3 du portefeuille).

Ce sondage n’a pas de valeur scientifique mais nous apprend notamment que:

  • 90,9% des répondants sont positifs quant à leurs chances de survie à la crise inhérente au COVID-19 ;
  • 72,7% des répondants estiment que leurs fonds propres semblent suffisants pour absorber le choc actuel.

Ce chiffre est à mettre en regard du sondage mené par l’UWE auprès de ses membres en début de crise : 73% des entreprises déclaraient avoir des problèmes de trésorerie et 42% signalaient déjà des problèmes de solvabilité.

D’autre part, W.Alter n’a reçu aucun signal de détresse dû à la crise, d’une entreprise de son portefeuille. Au contraire, un grand nombre d’entre elles ont vu leur activité se développer, notamment dans le secteur du circuit-court alimentaire ou d’autres activités essentielles :

  • 59,1% des répondants du sondage se considèrent comme actifs dans des services essentiels (alimentation, transport, santé, accueil de personnes âgées,...) ;
  • 70,5% des entreprises sondées ont d’ailleurs participé à l’effort COVID-19 en continuant leur activité habituelle.

 

Comment s’explique cette résilience ?

Les coopératives tirent leur résilience de leurs pratiques :

  • Finalité(s) soci(ét)ale(s) plutôt que la recherche du profit à tout prix
  • Gouvernance démocratique et participative
  • Priorité au développement du projet et à la poursuite des finalités (et non à la rémunération des actionnaires)
  • Financement citoyen et/ou des parties prenantes

Toutefois, ces pratiques ne sont pas le seul facteur de résilience. Le modèle coopératif permet également à ces entreprises une meilleure résistance à la crise :

  • Leur cœur de métier est largement lié à l’économie réelle (activités économiques essentielles et non spéculatives) ;
  • Leur dimension collective permet de mobiliser facilement des ressources financières et humaines lui permettant une assise financière solide et de faire appel à l’intelligence collective lorsque c’est nécessaire ;
  • Elles bénéficient d’un ancrage territorial fort, de par l’intégration des parties prenantes (fournisseurs, clients…) et sont dès lors moins facilement délocalisables et moins sensibles aux crises macro-économiques ;
  • Leur politique d’affectation du résultat qui privilégie le réinvestissement dans le projet au détriment de la rémunération excessive des actionnaires leur permet de constituer une réserve en fonds propres bien utiles en temps de crise et de développer une stratégie à long terme favorable à la pérennisation du projet ;
  • Elles développent un esprit de partenariat entre coopératives. Cela fait partie des principes du mouvement coopératif (définis par l’Alliance Internationale des Coopératives). Les coopératives ne se font pas concurrence et peuvent compter sur l’entraide ;
  • Leur dimension collective et leur stratégie long terme leur permet également de développer une agilité et une capacité d’innovation afin de trouver des solutions et s’adapter au changement, compétences bien utiles en temps de crise.

 

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