Une entreprise d’encodage saisit, pour le compte d’autres sociétés, les données contenues dans des documents papier ou numériques (factures, bons de commande, formulaires, questionnaires) dans un logiciel ou une base de données. Elle facture le plus souvent à la ligne, au document ou à l’heure. Il s’agit ici de saisie de données, pas d’encodage vidéo. Cet article passe en revue les tâches confiées, les modes de facturation, les délais, le contrôle qualité et les clauses de protection des données.
Ce que recouvre l’encodage de données en entreprise
En Belgique, encodage désigne la saisie d’informations dans un système : création de fiches, indexation de documents, mise à jour de fichiers existants. La numérisation seule produit une image de la page. L’encodage transforme ce contenu en données exploitables, que l’on peut trier, rechercher et importer ailleurs.
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Le travail se mesure donc en champs remplis et en lignes exactes, pas en pages scannées. Cette différence pèse directement sur le devis, comme on le verra plus bas.
Les tâches qu’une PME confie le plus souvent à une entreprise d’encodage
Les factures d’achat et de vente arrivent en tête, parce qu’elles alimentent la comptabilité. Un dirigeant qui veut ensuite analyser la santé financière de ses entreprises clientes a besoin de ces écritures à jour, sans retard de saisie.
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Viennent ensuite les bons de commande, les fiches clients et prospects, les questionnaires et enquêtes, la retranscription de documents et le dédoublonnage de bases. Pour la paie, un prestataire peut saisir les variables mensuelles, mais l’automatisation des tâches de paie limite souvent ce besoin à quelques champs.
Certaines données restent mieux en interne : les informations stratégiques et les décisions qui demandent un jugement. Confier la saisie ne dispense pas de définir qui valide quoi.
Saisie manuelle, OCR ou méthode mixte
Un prestataire travaille selon trois méthodes. La saisie manuelle convient aux documents irréguliers ou manuscrits. La lecture automatique (OCR) traite vite les documents propres et uniformes. La méthode mixte combine les deux : l’OCR lit, puis un opérateur vérifie.
Pour les données sensibles, certains prestataires pratiquent la double saisie : deux opérateurs encodent le même document et un écart déclenche une vérification. Cette méthode coûte plus cher mais réduit le taux d’erreur. Elle s’inscrit dans la digitalisation des processus que beaucoup de sociétés engagent déjà.
Combien coûte une entreprise d’encodage
Les prestataires facturent à la ligne, au champ, au document, à l’heure ou au forfait mensuel. Aucune grille tarifaire belge de référence n’est publiée : les prix se demandent par devis, et ils varient selon plusieurs facteurs.
- La lisibilité des documents : un manuscrit ou un scan de mauvaise qualité demande plus de temps qu’une facture imprimée.
- Le volume : un flux régulier et important obtient en général un tarif unitaire plus bas.
- Le nombre de champs par document, car chaque champ à saisir et à contrôler allonge le travail.
- Le délai demandé et le niveau de contrôle qualité, double saisie comprise.
Pour comparer, chiffrez le coût interne : temps salarié passé à saisir, erreurs à corriger, charge des périodes de pointe. Demandez le même devis, sur le même lot de documents, à plusieurs prestataires.
Délais, qualité et contrôle des erreurs
Le délai se fixe par lot dans le contrat, avec une date de restitution. Un taux d’exactitude annoncé n’a de valeur que s’il est mesuré : exigez un contrôle par échantillon à la livraison et un engagement de correction gratuite des erreurs constatées.
Précisez aussi le format de restitution : fichier Excel ou CSV, ou import direct dans le logiciel comptable. Un fichier mal structuré annule le gain de temps attendu.
Confidentialité et RGPD : ce que le contrat doit prévoir
Dès que les documents contiennent des données personnelles (noms de clients, adresses, coordonnées bancaires), le prestataire agit comme sous-traitant au sens du RGPD. Un contrat de sous-traitance écrit est obligatoire, et il doit encadrer l’usage des données.

Vérifiez le lieu de traitement des données et l’éventuel transfert hors de l’Union européenne, qui obéit à des règles propres. Prévoyez un accord de confidentialité signé par les opérateurs, ainsi que la restitution ou la destruction des documents en fin de mission. En cas de doute, l’Autorité de protection des données, en Belgique, publie des informations sur ces obligations.
Les questions à poser avant de signer
Avant de choisir une entreprise d’encodage, vérifiez les points suivants auprès de chaque candidat :
- Un échantillon test sur vos propres documents, pour juger la précision réelle.
- Un taux d’erreur garanti par écrit, avec la méthode de mesure.
- Un délai contractuel et les pénalités éventuelles en cas de retard.
- Le lieu de traitement et la sécurité des transferts de fichiers.
- La réversibilité : récupération de vos données et de vos documents à la fin du contrat.
Un partenaire externe s’intègre mieux quand les règles de travail sont écrites dès le départ, comme le montre l’exemple d’une collaboration entre entreprises bien organisée. Un test sur un petit lot, avant tout engagement long, coûte peu et révèle l’essentiel de la qualité du service.

